Et bonsoir...
Lecture de ce numéro achevée avec une très bonne impression d\'ensemble : sujets variés et intéressants. Cette fois, le \"recadreur\" a eu plus de pitié pour le \"légendeur\"... :laugh:
Évidemment, j\'ai particulièrement savouré l\'article sur le chasse-neige \"Langeac\" de SMD : le modèle obtenu est magnifique, même si il demande un minimum (sic) de savoir-faire pour un tel résultat. Mais c\'est beau, même très beau...
D\'ailleurs, du savoir-faire, je (et aussi certains amis) maintiens qu\'il en faut également un minimum (re-sic) à la lecture du deuxième volet sur la construction du viaduc de R&C. Là aussi l\'ouvrage en résultant est magnifique mais quel boulot pour en arriver là !
Espérons qu\'un jour, afin de rassurer certains modélistes face à cet ingénieux programme de viaduc de R&C, soit présenté la construction d\'un viaduc plus simple (tout est relatif) comme un ouvrage TOUT en pierres et en courbe, genre celui de St-Léonard ou Vignols ou La Cellette ou Les Farges ou... tout autre ouvrage similaire très fréquent dans le Massif-Central et ailleurs.
Et pour finir avec le savoir-faire, la belle 040 TA Ouest d\'A.V. est l\'exemple extrème des exigences manuelles nécessaires à un tel résultat.
En ce qui concerne le petit article sur les déboires météo (un superbe orage \"de visu\" pour ceux comme moi qui \"apprécient\" ce genre de phénomène) du Panoramique des Dômes, celui-ci a redémarrer son activité trois semaines plus tard (mais il reste à faire du plus \"lourd\").
J\'ai été le voir vendredi dernier mais pas plus car il était inarbordable tellement il y avait de monde pour grimper confortablement jusqu\'au sommet. Au dernières nouvelles (hiers...), notre Panoramique a eu de nouveaus déboires dus cette fois à la chaleur (extrème il est vrai ces derniers temps), cette dernière ayant causé de sérieux disfonctionnements dans le système de freinage des rames Stadler (destruction -?- des cylindres avec donc freinage maximum permanent interdisant toute redescente des rames). Avec les grosses pluies, puis ensuite les grosses chaleurs, on se demande ce qui va arriver avec de grosses chûtes de neige... Normalement, tout est prévu mais...
Passons aux fourgons OCEM 29 de REE, que dire de plus sauf qu\'ils me laissent admiratifs et sans voix : SU-PER-BES !
Un débat semble avoir (eu) lieu sur la véracité des versions UIC avec châssis noirs. Après avoir consulté quelques retraités de la Grande Maison et en résumé, il semblerait que cette association \"décorative\" ait existé sur une assez courte période (2 à 3 ans maxi ?), le temps que les fourgons encore en ancienne déco passent en RG avec mise en \"couleurs UIC\", la renumérotation UIC ayant quand à elle été appliquée très rapidement (1 mois dans leur cas) la décision prise.
Enfin pour terminer, je vais aborder un tout petit sujet : celui de la \"...remorque pour transport de foin...\" (suivi judicieusement d\'un ?) présentée comme nouveauté Preiser (17941) en page 26. Je vais donc essayé d\'effacer le \"?\"
En réalité, la reproduction Preiser est une \"remorque autochargeuse à foin\" ou, plus simplement, une \"autochargeuse\" tout court. Pour quelques informations sur le fonctionnement, voir ici :
http://www.machinisme-agricole.wikibis. ... rgeuse.php
En résumé, c\'est une remorque qui ramasse le foin en vrac directement après endainage pour l\'emmener jusqu\'au point de stockage en vrac aussi (grange).
C\'est une alternative à l\'autre solution qui consiste à presser ou botteler le foin (herbe sèche pour mémoire) pour obtenir... des bottes (qu\'il faut également ramasser et stocker).
Pour ceux qui auraient des doutes sur la véracité d\'une telle présence dans un décor typiquement français, il faut savoir que ce type de matériel est ultra courant depuis la deuxième moitié des années 60 mais avec des nuances dues à l\'évolution de l\'agriculture française. Et c\'est idem pour toute l\'Europe...
En ce qui concerne le modèle Preiser, il reproduit une autochargeuse qui fréquentait toutes les campagnes françaises où l\'on trouvait des petites et moyennes exploitations centrées sur les élevages (bovins et ovins en général) nécessitant du fourrage sous forme de foin.
Sous cette forme, elle correspond à un modèle \"passe-partout\" très courant de la fin des années 60 jusqu\'aux années 80 (depuis les balles et grosses bottes sont reines dans nos prés) et on en trouve encore de nos jours dans certaines régions aux reliefs ingrats et aux toutes petites exploitations ne justifiant pas une mécanisation à outrance.
Il en existait plusieurs marques (souvent étrangères - autrichiennes) avec diverses couleurs, le modèle Preiser resemblant à une Pöttinger ou une Kemper (sous réserve). Dans mon \"coin\" (19, 23, 63 et 15), les plus courantes étaient bleues (au lieu du rouge de la Preiser) et blanches mais je ne me rappelle plus de la marque...
À noter qu\'à partir des années 80, la grande majorité des exploitations s\'étant enfin équipées en presses (ex-botteleuse ; les round-balleurs sont venus après), nombre d\'autochargeuses, n\'ayant plus d\'utilité dans leur fonction première, ont été transformées en simple remorque pour transporter les bottes en vrac chargées à la fourche à main (ou transporter tout ce qui est possible, même des animaux) après démontage du pick-up (et restent actuellement encore très nombreuses ainsi \"réaffectées\").
Il est également possible d\'utiliser cette autochargeuse (et même plusieurs) pour charger des wagons plats à ridelles \"tout type\" car de la fin des années 60 jusqu\'au tout début des années 80 (après plus rien ; tout camion !), celles-ci étaient livrées aux concessionnaires quasi exclusivement par voies ferrées.
Mais une règle à respecter pour le chargement : les autochargeuses voyageaient toujours la \"cage\" (en blanc sur la Preiser) démontée (les ridelles et même les pick-up aussi si besoin), quelques soient le nombre sur les wagons.
De ce fait, suivant le nombre à transporter et grâce à un judicieux empilage (le \"tête-bêche\" dit \"69\" ou le \"missionnaire\"

), un K50 pouvait contenir de 1 à 4 autochargeuses (au lieu de 2 maxi si elle étaient toutes montées), et un plat à bogies style Rs jusqu\'à...7 !
Cette méthode de chargement était d\'ailleurs appliquée à tous les matériels agricoles tractés similaires (épandeur à fumier, remorque plateau, etc.).
Bon, j\'ai tout dit pour aujourd\'hui et je sature à cette heure tardive. La suite au prochain numéro...
