Construction d’une remise à une voie
de type PLM de Sud Modélisme

Continuant à étoffer sa gamme de bâtiments de dépôt de machines de type PLM, Sud Modélisme nous propose en 2007 trois nouveautés : un foyer dortoir pour dépôt réf. 8790, deux remises à locomotives à deux voies réf. 8751 et à une voie réf. 8751B (photo ci-dessus). C’est ce dernier bâtiment qui va faire l’objet de cet article.

Le kit en H0

Ce kit conviendra parfaitement pour équiper un petit dépôt ou une annexe traction à côté d’une gare. Présenté classiquement dans une boîte carton, le kit est composé de six éléments moulés en pierre synthétique, deux portes, une toiture et un lanterneau moulé en résine. Il est complété par une planche d’huisserie en laiton photodécoupé et de dix pièces en métal blanc représentant les extrémités des poutres ou pannes supportant la toiture (photo 2). L’encombrement du bâtiment est de 300 mm dans sa longueur et de 90 mm dans sa largeur.

Les travaux nécessaires avant décoration et montage

Après avoir pris connaissance de la notice, vous pouvez commencer par le ponçage qui garantira un équerrage correct des futurs assemblages. Les murs latéraux (munis de fenêtres) sont passés deux fois sur le papier de verre : d’abord sur le chant (photo 3) puis sur sa face arrière pour mieux déboucher les ouvertures. Au cutter supprimez les gouttelettes de plâtre adhérentes à l’arrière des ouvertures et rectifiez l’équerrage des bords de ces dernières (photo 4). Le même travail de ponçage et de rectification est à effectuer sur les deux murs pignons (photo 5). Passons aux toitures. Celles-ci sont moulées avec une épaisseur relativement importante. Elles ne risquent pas de se casser dans un envoi postal ! Il faut absolument affiner leurs extrémités pour les rendre conformes à la réalité. Pour se faire, la lame du cutter sera un auxiliaire efficace (photo 6). Un va-et-vient appuyé fera des grands copeaux comme un rabot sur une planche de bois. La résine est assez tendre et vous en viendrez à bout en quelques minutes. Des fermes triangulaires en carton fort seront bien utiles pour donner une pente de toit régulière et conforme à l’angle d’inclinaison des murs pignons (photo 7). Leurs dimensions sont celles reportées des murs pignons. La fixation des fermes de la toiture se fait avec une colle Néoprène (photo 8). Il en est de même pour les deux pans de la toiture en résine (photo 9). Un jour important, à la jonction des deux pans, est à boucher à l’aide d’un mastic du genre Tamiya Putty (photo 10). Les petits murs du lanterneau sont posés à blanc pour valider leur emplacement. Un ajustage est éventuellement réalisé avec la toiture. Avant collage des huisseries et décoration à la peinture acrylique, les trous de bulles sont bouchés au plâtre à modeler ou à l’enduit à l’eau (photo 11).

La décoration

Les murs sont décorés avec des peintures acryliques. Un mélange très dilué d’ocre jaune (1/3), de blanc (2/3) et d’une pointe de noir donnera une couleur du crépi vraisemblable (photos 12 et 13). Les pierres de bordure et de bas de murs sont repassées au blanc pour imiter l’aspect caractéristique de ces bâtiments (photo 14). Les huisseries sont peintes en Humbrol gris clair (HB 64), puis une fois sèches munies de vitrages collés à la cyanoacrylate (photo 15). Les extrémités des pannes en métal blanc sont ébarbées soigneusement au cutter et à la lime

28 – Une vue différente de la remise terminée.
27 – Les descentes de gouttières sont posées et peintes elles aussi en gris.

aiguille (photo 16) et sont fixées sur les murs pignons à égale distance les unes des autres (photo 17). Collez les deux pignons du lanterneau (photo 18). Nous avons encore repris l’épaisseur des éléments de toiture qui ne nous satisfaisaient pas.

Montage des différents éléments du bâtiment

Avant de commencer cette opération, nous avons délimité l’emplacement de la remise par un carton plume de 3 mm d’épaisseur de 299 x 93 mm, sachant aussi que sur notre exemple, la voie est posée directement sur le contreplaqué du diorama et qu’il faut compter l’épaisseur des traverses qui sans cette précaution minorerait la hauteur utile de l’ouverture en interdisant éventuellement l’entrée des locomotives dans la remise (photo 19). L’assemblage des murs peut commencer. Une colle contact (Néoprène) est conseillée. Pour les inconditionnels des colles époxy, c’est aussi possible (photo 20). Nous raccourcissons la longueur des renforts en carton qui gênaient le complet emboîtement du toit sur les murs (photo 21). Comme quoi on ne voit pas tout dès le début des travaux. Après le montage à blanc de la toiture pour valider sa pose correcte, les gouttières en plastique sont dégrappées et mises en place par collage au cyanoacrylate.
La peinture du toit est exécutée avec l’aide d’un orange HB 82 ou d’un mélange de rouge et de jaune de la même marque (photo 22). Une patine est nécessaire pour casser la couleur trop vive et trop régulière. Un jus d’acrylique ombre calcinée et d’une pointe de noir (photo 23). Des planches de rives (balsa de 1 mm) sont collées pour cachées utilement l’épaisseur des toitures (photo 24). Elles sont peintes en gris clair (HB 64 ou gris clair en acrylique) (photo 25). Les portes sont poncées et peintes en vert olive (HB 105) ou en gris clair comme indiqué sur la notice (photo ci-dessus). Il ne vous restera plus que la pose des descentes de gouttières et de la (des) potence(s) électrique( s) (photo ci-dessus).#

Jean Pierre Laurent

Jean Pierre Laurent

Ancien rédacteur en chef (1992-2019), spécialité décor